dimanche 24 avril 2016

Aéronef sans pilote à bord.

                                                                               
Un drone (de l'anglais drone1) désigne un aéronef sans pilote à bord. Le drone peut avoir un usage civil ou militaire . En France la réglementation incorpore les activités d'aéromodélisme avec celle des drones2. Les drones sont utilisés au profit des forces armées ou de sécurité — police, douane, etc. — d'un État.
Sa taille et masse (de quelques grammes à plusieurs tonnes) dépendent des capacités recherchées. Le pilotage automatique ou à partir du sol permet des vols longs de plusieurs dizaines d'heures (à comparer aux deux heures typiques d'autonomie d'un chasseur).
Certains missiles non balistiques, en particulier les missiles de croisière, ont l'apparence aérodynamique de drones, mais ne sont cependant pas réutilisables, car détruits en fin de mission, contrairement au drone qui est ramené à sa base.
En France, la réglementation est du ressort du code de l’aviation civile, du code des transports et de la DGAC. Aux États-Unis, la réglementation des drones est du ressort de la FAA et de la NASA 3. En Europe, pour l'AESA, les autorités nationales sont compétentes en deçà de 150 kilogrammes4. 

Les forces armées des États-Unis disposent depuis les années 1990 de la plus grande flotte de drones en service. Leur nombre et leurs rôles vont croissant, complétant ou remplaçant les avions pilotés qui ont vu leur nombre décroître depuis les années 1980 à la suite de l'explosion des coûts des appareils modernes et plus performants.

En janvier 2010, l'inventaire est de 6 819 drones de tout type, dont environ 200 appareils de haute altitude HALE (Predator, Reaper, Global Hawk…), et les états-majors réclament 800 drones à haute altitude pour l'avenir.

L'US Navy consacrera par exemple un budget à ces drones de 2 milliards de dollars pour la période 2013-2015, budget qui pourrait monter à 7 milliards en 202047.

                                                                     
Une étude menée par Amnesty International accuse les États-Unis d'utiliser, sous le couvert de la CIA, service de renseignement de ce pays, les drones de façon totalement clandestine48 pour faire des exécutions extra-judiciaires au niveau international. Ceci est considéré comme une violation du droit international et ne permet pas aux victimes, très souvent innocentes (dix fois plus de victimes qu'avec les avions conventionnels49), de pouvoir réclamer des indemnités aux États-Unis. Des cas de femmes âgées travaillant aux champs et d'enfants ou d'ouvriers en plein travail tués sur leur chantier ont été rapportés par Amnesty. À cela s'ajoute également le fait que ces drones tuent aveuglément toute personne tentant de porter secours aux victimes50.
Le meurtre de la faible proportion de membres actifs dans la lutte armée et tués par les drones est également un crime de guerre selon les règles internationales, qui ne permettent de tuer un adversaire militaire que si celui-ci est une menace directe ou qu'il participe activement à un affrontement50.
Le 21 novembre 2013, le Pakistan, allié des États-Unis, condamne également la violation de son territoire en vertu des règles internationales et réclame que cessent ces attaques en raison du nombre de civils innocents tués par celles-ci. L'attaque s'est produite au lendemain de l'acceptation par les États-Unis, auprès de Nawaz Sharif, premier ministre, de ne pas utiliser les drones sur le territoire Pakistanais51.
Sécurité intérieure
En juin 2013, le FBI reconnaît utiliser des drones de surveillance sur le territoire américain. Dianne Feinstein, présidente de la commission du renseignement au Sénat, a estimé le 18 juin 2013 que « la plus grande menace sur la vie privée des Américains était les drones [...] et les réglementations très faibles qui existent aujourd'hui sur eux », et, par ailleurs, le Congrès a imposé que l'espace aérien américain soit ouvert aux drones d'ici octobre 201552.
L'usage de drones à des fins de sécurité intérieure aux États-Unis, après un usage militaire en territoire étranger, a été anticipé en 1973 par un groupe de scientifiques, pacifistes militants et publiant dans une revue nommée Science for the People53.
Drones offensifs et sûreté aérienne Comme chaque innovation technologique, le drone peut être détourné de son utilisation initiale pour une utilisation criminelle. Les spécialistes de la sûreté aérienne travaillent déjà sur plusieurs hypothèses, notamment concernant les drones furtifs à voilures tournantes qui pourraient transporter ou déposer une charge explosive sur une cible. La menace est réaliste en ce qui concerne des structures légères ou des rassemblements. Seule parade imaginée par les autorités américaines, la mise en place de dispositifs de neutralisation anti-aériens, comme des lasers à forte puissance qui pointés sur le drone feraient fondre ses dispositifs électroniques de vol. Cette mesure est coûteuse. En France, l'usage d'armes à canon lisse, autorisée54 par le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, risque de ne pas être très efficace.

Pour ces raisons, certains lieux, comme les agglomérations sont interdit de survol par des drones, notamment en France55.

Recherche et sauvetage
Les drones pourraient bientôt jouer un rôle accru dans la recherche et le sauvetage aux États-Unis. Cela a été démontré par le succès de l’utilisation de drones au cours de l’année 2008 avec les ouragans qui ont frappé la Louisiane et le Texas.
Des drones sous-marins pourraient être utiles au lent et patient travail de déminage là où il est nécessaire6.
En Allemagne[modifier En Allemagne, le ministre de l'Intérieur de Basse-Saxe, Uwe Schünemann (CDU) a été le premier à faire appel à un drone pour des opérations de police, en l'espèce pour surveiller des manifestants s'opposant au transport d'un convoi de déchets radioactifs vers le site de Gorleben56.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire