dimanche 8 mai 2016

Artificial Intelligence


Le terme « intelligence artificielle », créé par John McCarthy, est souvent abrégé par le sigle « I.A. » (ou « A.I. » en anglais, pour Artificial Intelligence). Il est défini par l’un de ses créateurs, Marvin Lee Minsky, comme « la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique »1,2. On y trouve donc le côté « artificiel » atteint par l'usage des ordinateurs ou de processus électroniques élaborés et le côté « intelligence » associé à son but d'imiter le comportement. Cette imitation peut se faire dans le raisonnement, par exemple dans les jeux ou la pratique des mathématiques, dans la compréhension des langues naturelles, dans la perception : visuelle (interprétation des images et des scènes), auditive (compréhension du langage parlé) ou par d'autres capteurs, dans la commande d'un robot dans un milieu inconnu ou hostile.
Même si elles respectent globalement la définition de Minsky, il existe un certain nombre de définitions différentes de l'IA qui varient sur deux points fondamentaux3 :
Les définitions qui lient la définition de l'IA à un aspect humain de l'intelligence, et celles qui la lient à un modèle idéal d'intelligence, non forcément humaine, nommée rationalité.
Les définitions qui insistent sur le fait que l'IA a pour but d'avoir toutes les apparences de l'intelligence (humaine ou rationnelle), et celles qui insistent sur le fait que le fonctionnement interne du système d'IA doit ressembler également à celui de l'être humain et être au moins aussi rationnel.
L'origine de l'intelligence artificielle se trouve probablement dans l'article d'Alan Turing « Computing Machinery and Intelligence » (Mind, octobre 1950)4, où Turing explore le problème et propose une expérience maintenant connue sous le nom de test de Turing dans une tentative de définition d'un standard permettant de qualifier une machine de « consciente ». Il développe cette idée dans plusieurs forums, dans la conférence « L'intelligence de la machine, une idée hérétique »5, dans la conférence qu'il donne à la BBC 3e programme le 15 mai 1951 « Les calculateurs numériques peuvent-ils penser ? »6 ou la discussion avec M.H.A. Newman, Sir Geoffrey Jefferson et R.B. Braithwaite les 14 et 23 janvier 1952 sur le thème « Les ordinateurs peuvent-ils penser? »
On considère que l'intelligence artificielle, en tant que domaine de recherche, a été créée à la conférence qui s'est tenue sur le campus de Dartmouth College pendant l'été 19568 à laquelle assistaient ceux qui vont marquer la discipline. Ensuite l'intelligence artificielle se développe surtout aux États-Unis à l'université Stanford sous l'impulsion de John McCarthy, au MIT sous celle de Marvin Minsky, à l'université Carnegie-Mellon sous celle de Allen Newell et Herbert Simon et à l'université d'Édimbourg sous celle de Donald Michie. En France, l'un des pionniers est Jacques Pitrat.
À l’orée des années 1950, entre la naissance de la cybernétique et l’émergence quelques années plus tard de l’intelligence artificielle (I.A), alors que les meilleurs esprits du temps s’interrogent sur la possibilité de construire des machines pensantes, Alan Turing propose, dès le début d’un article demeuré célèbre, un test pour déterminer si une machine peut être définie par « consciente »
Définir l’intelligence est difficile et il n’est pas certain qu’on puisse y arriver un jour d’une façon satisfaisante. C’est cette remarque qui poussa le mathématicien britannique Alan Turing, il y a soixante ans, à proposer « le jeu de l’imitation » qui fixait un objectif précis à la science naissante des ordinateurs que l'on n'appelait pas encore informatique. Ce « jeu de l'imitation » suggérait qu'un juge puisse dialoguer avec une machine et un humain à l'aide d'un terminal sans pouvoir les différencier l'un de l'autre.
Jusqu'à ce jour, personne n'a encore pu réaliser ce test, malgré la tentative de nombreux programmes, et devant la pertinence de ses échecs certains informaticiens pensent que réaliser un programme aussi complexe ne permettrait pas de démontrer l'intelligence du programme et sa capacité à penser.
De nos jours, une machine peut certes réviser, faire évoluer des objectifs qu’on lui a attribués. Une machine peut même être programmée pour pouvoir réécrire, restructurer sa connaissance initiale à partir d’informations reçues/perçues. Mais la machine d’aujourd’hui ne pense pas : elle n’a pas conscience d’elle-même (et en particulier de ses limites), elle ne peut pas ultimement décider de ses buts ni sans doute imaginer de nouvelles formes de représentations du monde

dimanche 1 mai 2016

google AdWords


Lorsqu'un internaute utilise Google, deux listes de résultats sont affichées : au centre de la page, les résultats du moteur de recherche lui-même, classé selon des critères « objectifs » - nommés résultats naturels (cf. Googlebot et le système PageRank); et en haut de page et sur le côté droit, les résultats provenant de la régie AdWords, nommés liens commandités. Google tire ainsi profit de son moteur de recherche en vendant cet espace publicitaire sous la forme de clic aux annonceurs souhaitant apparaître à la suite d'une « recherche » effectuée par un internaute.
Avec AdWords, les publicités sont affichées :
sur les pages de recherche Google (si vous tapez le mot-clé « voiture », des publicités ciblées pour voitures apparaissent) ;sur Gmail (avec AdSense : vous dites par courriel à un ami que vous cherchez une voiture, des publicités ciblées pour voitures apparaissent ; le ciblage se fait automatiquement et aucun humain ne lit votre courriel) ;
sur le moteur de recherche des partenaires de Google (AOL, Free, Amazon, etc.) ;
sur le réseau Display (des sites personnels ou d'entreprises tierces avec AdSense : Google parcourt votre site avec Mediabot, et si votre site personnel parle de voiture, des publicités ciblées pour voitures apparaissent et Google vous paye un pourcentage du clic payé par l'annonceur qui vend des voitures ; si votre site critique les fast-foods, l'encart de publicité pourrait afficher des publicités vantant les mérites de tel ou tel hamburger) ; Depuis le 19 Février 2015, la sélection de site de niche en sous-domaine n'est plus proposée dans Adwords. Il existe toutefois une option avancée d'Adwords ("Ajout de plusieurs sites simultanément") qui permet de cibler des sous-domaines, ou une page précise, ou un répertoire d'un site pour que l'annonceur puisse diffuser ses publicités Adwords sur ce réseau Display.
sur des applis de smartphones (via sa filiale AdMob).
Cette publicité serait très efficace, car elle permet de cibler les internautes en fonction de la recherche effectuée. Il reste toutefois à démontrer d'une part le lien et les probabilités existant entre le fait de taper un mot-clé et celui de cliquer sur la publicité, et d'autre part entre le fait de cliquer sur la publicité puis d'acheter le produit.
Néanmoins une étude menée par l'Institut français d'opinion publique (IFOP) pour l'agence AdWords Ad's up en Juin 2013 précise que 52% des internautes cliquent sur les liens commandités lorsqu'ils effectuent une recherche sur Google. 36% des internautes ne font pas la distinction entre les résultats naturels et les liens commandités1.
L'intérêt commercial principal des Adwords, outre l'aspect publicité directe, est de permettre à l'utilisateur des Adwords de se fixer un budget journalier pour ses diffusions Adwords. Cela permet une maîtrise totale de son budget publicitaire. Lorsque le nombre de clics a engendré un coût égal au budget fixé, l'annonce ne sera alors plus diffusée jusqu'au lendemain, dans la limite de + 20 %2.
Il est possible, par ailleurs, de détourner AdSense (fraude au clic), tandis que les publicitaires eux-mêmes ont pu payer des sites Paid to click, où ils proposaient à des gens de gagner de l'argent en cliquant sur des publicités (escomptant que ces personnes allaient ensuite acheter leurs produits, bien que leur motif premier soit de gagner de l'argent, non d'en dépenser).
Annonces et GmailLe courrier des utilisateurs Gmail est analysé par un robot et des publicités sont ajoutées à côté des messages en fonction de leur contenu. Ainsi, un courrier parlant de « cours », de « TD » ou encore de « professeur » se verra accompagné d'une publicité pour des sites de soutien scolaire, plutôt que d'une publicité pour un sujet complètement différent.
JurisprudencePlusieurs marques ont intenté des procès en France contre Google, estimant qu'il n'avait pas le droit de vendre des mots-clés contenant le nom de ces marques à des tiers. En effet, cela peut avoir pour résultat qu'à côté de la marque en question, qui s'affiche parmi les résultats de la recherche, d'autres marques, voire des contrefaçons, soient affichées par le logiciel AdWords. En 2005, déjà, Google avait été condamné solidairement avec Espace 2001 à verser des dommages et intérêts à la société Amen (entreprise), les défendeurs n'ayant pas fait appel3. En 2006, la Cour d'appel de Paris a ainsi condamné Google à payer 300 000 euros de dommages et intérêt à Louis Vuitton4. Google a formé un pourvoi, et la Cour de cassation a posé une question préjudicielle à la Cour de justice de l'Union européenne5.
En septembre 2009, l'avocat général de la Cour européenne a proposé que cette Cour réponde aux questions préjudicielles dans un sens favorable à Google6. Selon le communiqué de la Cour:
« les utilisateurs d’Internet sont conscients du fait que le site du titulaire de la marque ne sera pas le seul à apparaître en réponse à une recherche effectuée sur le moteur de recherche de Google et ils peuvent même parfois ne pas être à la recherche de ce site. (...) les droits de marque ne peuvent pas s’entendre comme des droits de propriété classiques permettant aux titulaires d’exclure tout autre usage. (...) Il estime que, au lieu de pouvoir empêcher, par le biais de la protection de la marque, tout usage concevable – y compris de nombreux usages licites et même souhaitables – les titulaires de marques devraient se concentrer sur les cas spécifiques susceptibles d’engager la responsabilité de Google au titre de préjudices indûment causés à leurs marques7.

mercredi 27 avril 2016

Google Drive


La suite bureautique gratuite de Google, disponible via Google Drive, inclut Google Docs, un logiciel de traitement de texte basé sur le Web, Sheets, un tableur, et Slides, un logiciel de présentation. Cette suite permet de créer et de modifier des documents en ligne et de travailler en équipe, en temps réel.
Les trois applications sont disponibles aussi bien en tant qu'applications Web, qu'applications Chrome fonctionnant hors ligne et qu'applications mobiles pour Android et iOS. Elles sont compatibles avec les formats de fichier de Microsoft Office. La suite inclut également Google Forms, un programme d'enquête, Google Drawings et Google Tables (version bêta). Tout comme Forms et Tables, Drawings est disponible en tant qu'application Web mais également en tant qu'application Chrome.
La suite est étroitement intégrée à Google Drive1. Tous les fichiers créés avec ces applications sont enregistrés par défaut dans Google Drive.
Le 11 octobre 2006, Google ouvre le site Google Docs & Spreadsheets qui regroupe les accès à l'ancien Writely et Google Spreadsheets2.
Quatre mois plus tard, le site est traduit en plusieurs langues, dont le français sous le nom Google Document et Tableur dans un premier temps, puis Google Documents ensuite (Google Docs en anglais).
Début 2012, Google Drive est lancé et permet par le moyen d'une application sur Android, iOS, PC ou Mac de synchroniser tous ses fichiers. Dès l'activation par l'utilisateur, ce service remplace Google Docs.
Documents : anciennement Writely, est un traitement de textes en ligne initialement développé par la société Upstartle. Devenu Docs après le rachat de Google, les inscriptions ont été fermées le temps d'intégrer le logiciel à Spreadsheets. Ce traitement de texte fonctionne, comme le tableur de la suite, à travers un navigateur web.
Spreadsheets : Ce tableur en ligne développé par Google permet à des utilisateurs de créer, modifier et manipuler des feuilles de calcul grâce à une interface WYSIWYG, comme un tableur logiciel classique mais dans un simple navigateur web. Google a sorti le 6 juin 2006 Google Spreadsheets, disponible auparavant seulement en test et à un nombre limité d'utilisateurs inscrits. Une nouvelle fonctionnalité est aussi disponible, on peut créer des formulaires et voir les résultats sur les feuilles de calcul.
Présentations : Ce module permet de créer des diaporamas et de les exporter vers le format *.ppt ou *.pdf. Il est aussi possible d'importer des présentations au format .ppt et de les modifier en ligne.
Fonctionnement et possibilités
Document et Tableur est développé à base d'AJAX. Il est présenté comme une application de type Web 2.0.
Les menus, raccourcis claviers et boîtes de dialogues se présentent de façon similaire aux logiciels bureautiques tels que la suite Microsoft Office ou OpenOffice.org. Tous les principaux navigateurs supportent entièrement les fonctionnalités de Google Document et Tableur. Google promeut activement le Cloud computing. À cet effet, l'entreprise a apporté un certain nombre d'améliorations à ses services Docs, avec notamment la mise à disposition d'une API de connexion et d'accès aux documents.
Parmi les possibilités offertes par Google Documents :
Sauvegarde automatique des documents en cours d'édition ;
Travail collaboratif en temps réel (plusieurs personnes peuvent travailler en même temps sur un même document, en voyant toutes les modifications en temps réel) ;
Possibilité d'import de fichiers Microsoft Word et Excel, OpenOffice.org Writer et Calc, et de fichiers formatés de type CSV ;
Possibilité d'exportation dans les mêmes formats (sauf, dans le cas des tableaux, les formules3) ainsi qu'en HTML, PostScript et RTF, qui peuvent être édités par n'importe quel autre logiciel compatible ;
Possibilité de publier le document sur le net ;
Langage de script, Google Apps Script, afin d'écrire du code dans les documents à l'instar de VBA.

dimanche 24 avril 2016

Aéronef sans pilote à bord.

                                                                               
Un drone (de l'anglais drone1) désigne un aéronef sans pilote à bord. Le drone peut avoir un usage civil ou militaire . En France la réglementation incorpore les activités d'aéromodélisme avec celle des drones2. Les drones sont utilisés au profit des forces armées ou de sécurité — police, douane, etc. — d'un État.
Sa taille et masse (de quelques grammes à plusieurs tonnes) dépendent des capacités recherchées. Le pilotage automatique ou à partir du sol permet des vols longs de plusieurs dizaines d'heures (à comparer aux deux heures typiques d'autonomie d'un chasseur).
Certains missiles non balistiques, en particulier les missiles de croisière, ont l'apparence aérodynamique de drones, mais ne sont cependant pas réutilisables, car détruits en fin de mission, contrairement au drone qui est ramené à sa base.
En France, la réglementation est du ressort du code de l’aviation civile, du code des transports et de la DGAC. Aux États-Unis, la réglementation des drones est du ressort de la FAA et de la NASA 3. En Europe, pour l'AESA, les autorités nationales sont compétentes en deçà de 150 kilogrammes4. 

Les forces armées des États-Unis disposent depuis les années 1990 de la plus grande flotte de drones en service. Leur nombre et leurs rôles vont croissant, complétant ou remplaçant les avions pilotés qui ont vu leur nombre décroître depuis les années 1980 à la suite de l'explosion des coûts des appareils modernes et plus performants.

En janvier 2010, l'inventaire est de 6 819 drones de tout type, dont environ 200 appareils de haute altitude HALE (Predator, Reaper, Global Hawk…), et les états-majors réclament 800 drones à haute altitude pour l'avenir.

L'US Navy consacrera par exemple un budget à ces drones de 2 milliards de dollars pour la période 2013-2015, budget qui pourrait monter à 7 milliards en 202047.

                                                                     
Une étude menée par Amnesty International accuse les États-Unis d'utiliser, sous le couvert de la CIA, service de renseignement de ce pays, les drones de façon totalement clandestine48 pour faire des exécutions extra-judiciaires au niveau international. Ceci est considéré comme une violation du droit international et ne permet pas aux victimes, très souvent innocentes (dix fois plus de victimes qu'avec les avions conventionnels49), de pouvoir réclamer des indemnités aux États-Unis. Des cas de femmes âgées travaillant aux champs et d'enfants ou d'ouvriers en plein travail tués sur leur chantier ont été rapportés par Amnesty. À cela s'ajoute également le fait que ces drones tuent aveuglément toute personne tentant de porter secours aux victimes50.
Le meurtre de la faible proportion de membres actifs dans la lutte armée et tués par les drones est également un crime de guerre selon les règles internationales, qui ne permettent de tuer un adversaire militaire que si celui-ci est une menace directe ou qu'il participe activement à un affrontement50.
Le 21 novembre 2013, le Pakistan, allié des États-Unis, condamne également la violation de son territoire en vertu des règles internationales et réclame que cessent ces attaques en raison du nombre de civils innocents tués par celles-ci. L'attaque s'est produite au lendemain de l'acceptation par les États-Unis, auprès de Nawaz Sharif, premier ministre, de ne pas utiliser les drones sur le territoire Pakistanais51.
Sécurité intérieure
En juin 2013, le FBI reconnaît utiliser des drones de surveillance sur le territoire américain. Dianne Feinstein, présidente de la commission du renseignement au Sénat, a estimé le 18 juin 2013 que « la plus grande menace sur la vie privée des Américains était les drones [...] et les réglementations très faibles qui existent aujourd'hui sur eux », et, par ailleurs, le Congrès a imposé que l'espace aérien américain soit ouvert aux drones d'ici octobre 201552.
L'usage de drones à des fins de sécurité intérieure aux États-Unis, après un usage militaire en territoire étranger, a été anticipé en 1973 par un groupe de scientifiques, pacifistes militants et publiant dans une revue nommée Science for the People53.
Drones offensifs et sûreté aérienne Comme chaque innovation technologique, le drone peut être détourné de son utilisation initiale pour une utilisation criminelle. Les spécialistes de la sûreté aérienne travaillent déjà sur plusieurs hypothèses, notamment concernant les drones furtifs à voilures tournantes qui pourraient transporter ou déposer une charge explosive sur une cible. La menace est réaliste en ce qui concerne des structures légères ou des rassemblements. Seule parade imaginée par les autorités américaines, la mise en place de dispositifs de neutralisation anti-aériens, comme des lasers à forte puissance qui pointés sur le drone feraient fondre ses dispositifs électroniques de vol. Cette mesure est coûteuse. En France, l'usage d'armes à canon lisse, autorisée54 par le ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, risque de ne pas être très efficace.

Pour ces raisons, certains lieux, comme les agglomérations sont interdit de survol par des drones, notamment en France55.

Recherche et sauvetage
Les drones pourraient bientôt jouer un rôle accru dans la recherche et le sauvetage aux États-Unis. Cela a été démontré par le succès de l’utilisation de drones au cours de l’année 2008 avec les ouragans qui ont frappé la Louisiane et le Texas.
Des drones sous-marins pourraient être utiles au lent et patient travail de déminage là où il est nécessaire6.
En Allemagne[modifier En Allemagne, le ministre de l'Intérieur de Basse-Saxe, Uwe Schünemann (CDU) a été le premier à faire appel à un drone pour des opérations de police, en l'espèce pour surveiller des manifestants s'opposant au transport d'un convoi de déchets radioactifs vers le site de Gorleben56.

mardi 19 avril 2016

Base de données

Une base de données (en anglais : database) est un outil permettant de stocker et de retrouver l'intégralité de données brutes ou d'informations en rapport avec un thème ou une activité ; celles-ci peuvent être de natures différentes et plus ou moins reliées entre elles1,2. Dans la très grande majorité des cas, ces informations sont très structurées, et la base est localisée dans un même lieu et sur un même support. Ce dernier est généralement informatisé.
La base de données est au centre des dispositifs informatiques de collecte, mise en forme, stockage, et utilisation d'informations. Le dispositif comporte un système de gestion de base de données (abr. SGBD) : un logiciel moteur qui manipule la base de données et dirige l'accès à son contenu. De tels dispositifs — souvent appelés base de données — comportent également des logiciels applicatifs, et un ensemble de règles relatives à l'accès et l'utilisation des informations2.
La manipulation de données est une des utilisations les plus courantes des ordinateurs. Les bases de données sont par exemple utilisées dans les secteurs de la finance, des assurances, des écoles, de l'épidémiologie, de l'administration publique (statistiques notamment) et des médias.
Lorsque plusieurs choses appelées bases de données sont constituées sous forme de collection, on parle alors d'une banque de données (en anglais : data bank).
Les disques durs, mémoire de masse de grande capacité, ont été inventés en 1956. L'invention du disque dur a permis d'utiliser les ordinateurs pour collecter, classer et stocker de grandes quantités d'informations de façon plus souple et plus performante que le support antérieur : la bande magnétique.
Le terme database (base de données) est apparu en 1964 pour désigner une collection d'informations partagées par différents utilisateurs d'un système d'informations militaire7.
Les premières bases de données hiérarchiques sont apparues au début des années 1960. Les informations étaient découpées en deux niveaux de hiérarchie : un niveau contenait les informations qui sont identiques sur plusieurs enregistrements de la base de données. Le découpage a ensuite été étendu pour prendre la forme d'un diagramme en arbre7.
En 1965, Charles Bachman conçoit l'architecture Ansi/Sparc encore utilisée de nos jours. En 1969, il créa le modèle de données réseau au sein du consortium CODASYL pour des applications informatiques pour lesquelles le modèle hiérarchique ne convient pas7. Charles Bachman a reçu le prix Turing en 1973 pour ses « contributions exceptionnelles à la technologie des bases de données ».
En 1968 Dick Pick crée Pick, un système d'exploitation contenant un système de gestion de base de données « multivaluée » (SGBDR MV).
En 1970, Edgar F. Codd note dans sa thèse mathématique sur l'algèbre relationnelle qu'un ensemble d'entités est comparable à une famille définissant une relation en mathématique et que les jointures sont des produits cartésiens. Cette thèse est à l'origine des bases de données relationnelles7. Edgar F. Codd a reçu le prix Turing en 1981.
Le modèle entité-association a été inventé par Peter Chen en 19758 ; il est destiné à clarifier l'organisation des données dans les bases de données relationnelles9,10.
Dans le modèle relationnel, la relation désigne l'ensemble des informations d'une table, tandis que l'association, du modèle entité-association, désigne le lien logique qui existe entre deux tables contenant des informations connexes.
Les premières bases de données étaient calquées sur la présentation des cartes perforées : répartis en lignes et colonnes de largeur fixe. Une telle répartition permet difficilement de stocker des objets de programmation ; en particulier, elles ne permettent pas l'héritage entre les entités, caractéristique de la programmation orientée objet.
Apparues dans les années 1990, les bases de données objet-relationnel utilisent un modèle de données relationnel tout en permettant le stockage des objets. Dans ces bases de données les associations d'héritage des objets s'ajoutent aux associations entre les entités du modèle relationnel11.

dimanche 17 avril 2016

Open source

La désignation open source, ou « code source ouvert », s'applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l'Open Source Initiative, c'est-à-dire les possibilités de libre redistribution, d'accès au code source et de création de travaux dérivés. Mis à la disposition du grand public, ce code source est généralement le résultat d'une collaboration entre programmeurs.
L’open source a déjà investi tous les grands domaines du système d’information des administrations françaises1 : environnements serveurs, domaines applicatifs, outils d’ingénierie, solutions de réseaux et sécurité. Les solutions open source sont désormais au même rang que les solutions propriétaires dans le paysage des logiciels du secteur public. Les décideurs effectuent d’ailleurs de plus en plus leur choix à partir d’un jugement éclairé, en comparant systématiquement solutions propriétaires et solution libres.

Eric Steven Raymond avait d'abord essayé de déposer open source. Sa tentative ayant échoué, il créa avec Bruce Perensl'Open Source Initiative, qui délivre le label OSI approved aux licences qui satisfont aux critères définis dans l'Open Source Definition, une adaptation des Free Software Guidelines du projet Debian.
L'expression « open source » s'est largement imposée dans le monde professionnel mais également dans le milieu universitaire. Depuis ses débuts, le champ de l'open source s'est profondément modifié, ce qui a conduit certains auteurs à lever des ambiguïtés4 et même à corriger des idées reçues à propos de ce phénomène5. Ainsi, certains logiciels open source ont atteint un niveau de qualité suffisant pour être intégrés dans des systèmes hautement sensibles destinés aux industries de défense ou à l'aéronautique6. L'expression « FLOSS » (Free Libre Open Source Software) tente quant à elle de faire la synthèse des différents mouvements et ainsi de dépasser les querelles terminologiques.

vendredi 15 avril 2016

BackTrack - Kali Linux

BackTrack est une distribution Linux, basée sur Slackware jusqu'à la version 3 et Ubuntu depuis la version 4, apparue en 2006. Elle est née de la fusion de Whax et Auditor. Son objectif est de fournir une distribution regroupant l'ensemble des outils nécessaires aux tests de sécurité d'un réseau.
BackTrack propose à ses utilisateurs un large panel d'outils de sécurité en partant du scanner de port jusqu'aux crackers de mot-de-passe. Le support en Live CD et Live USB permet aux utilisateurs de démarrer BackTrack directement sur un ordinateur sans installation préalable.
BackTrack inclut ces nombreux logiciels: Metasploit, RFMON, Aircrack-NG, Gerix Wifi Cracker, Kismet, Nmap, Ophcrack, Ettercap, Wireshark (anciennement Ethereal), BeEF (navigateur d'exploitation du framework), Hydra, OWASP Mantra

BackTrack place les outils dans 12 catégories:

  • Rassemblement d'informations (Information Gathering)
  • Estimation des vulnérabilité (Vulnerability Assessment)
  • Outils d'utilisation des failles (Exploitation Tools)
  • Maintient d'accès (Maintaining Access)
  • Ingénierie inverse (Reverse Engineering)
  • Outils RFID (RFID Tools)
  • Test de résistance (Stress testing)
  • Recherche forensique (Forensics)
  • Outils d'obtention de rapports (Reporting Tools)
  • Services (Services)
  • Divers (Miscellaneous)
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jeudi 14 avril 2016

Graphisme publicitaire

Le graphisme publicitaire conçoit et réalise des images destinées à transmettre un message visuel dans tous les domaines de la vie économique. Il est simultanément artiste peintre, dessinateur ou graveur et spécialiste de la communication visuelle.
Concepteur et réalisateur, son champ d'activité s'étend à tous les moyens d'expression dans ce domaine : information, documentation, symbolisation. Plasticien de la communication, son œuvre est perceptible au plus grand nombre parce qu'elle véhicule les idées et les événements en se faisant signe et image, volume et espace, lumière et mouvement.
Son domaine de création au fil des ans est de plus en plus vaste ; de la conception visuelle du document imprimé, il s'étend de l'organisation de certains volumes et espaces de notre vie quotidienne.
Le graphiste exerce son activité, en premier lieu dans trois secteurs : l'édition, la publicité et la presse. Et il s'insère en outre dans l'urbanisme, l'image animée, l'infographie, le textile, l'image de firme, etc. Ses créations deviennent à l'égal des arts plastiques, des œuvres faisant partie du patrimoine culturel.
Le graphiste est généralement issu des grandes écoles d'art comme les beaux-arts, les arts décoratifs et arts appliqués agréés par l'État.
Les principales réalisations du graphiste sont reproduites sous les formes les plus diverses : affiches, présentoirs, tableau de vitrine (PLV), couverture de livre, pochette de disque, illustration d'un texte scientifique ou littéraire, bande dessinée, dessins animés, caricatures, dessin humoristique, image de marque, logotype, tête de lettre, étiquette, conditionnement, emballage, charte graphique, publicité par l'objet, annonce alliant le dessin à la recherche graphique, caractères typographiques, calligraphie, signalétique, pictogramme, dessin symbolisant une activité ou un service, timbre-poste, diptyque philatélique, jeu de cartes ou de société, composition et conception de mise en page artistique originale de catalogue, dépliant, brochure ou plaquette, livre notice, programme, encart, magazine, revue périodique, composition abstraite ou figurative, murs peints, panneaux décoratifs, body-painting, tatouage, générique, spot télé, audiovisuel, télématique et design industriel.

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vendredi 8 avril 2016

Organisation d'un projet web



     Les différentes étapes de la conduite d'un projet web peuvent être résumées ainsi 
lancement : étude des besoins, de la concurrence et de l'existant pour l'établissement d'un cahier des charges ;
conception : élaboration de la structure (arborescence), du contenu des pages web, du graphisme, qui font partie ducahier des charges fonctionnel ;

production : le site est mis en ligne, devient accessible au public ciblé ;
exploitation : phase de maintenance et de promotion du site, avec notamment le référencement naturel (Netlinking) ou payant (Google Adwords, Microsoft Adcenter, ou autres).
L'étape de réalisation comprend :

la réservation et gestion d'un nom de domaine (l’adresse web à laquelle le site est accessible) ;
la mise en œuvre d'une infrastructure d'hébergement du site (serveurs web, base de données...) ;
le développement de l'interface utilisateur (frontend), la partie visible dans le navigateur ; les différentes pages sont décrites en langages connus des navigateurs web, principalement HTML, CSS et JavaScript. 
le développement de l'arrière plan (backend), la partie qui fonctionne côté serveur.
La création d'un site peut être confiée à une agence web ou faite soi-même. Si la création est confiée à une agence web il est important en amont d'avoir défini un premier cadrage ou cahier des charges du projet3. Pour développer un site web soi-même, il est possible d'utiliser un éditeur de pages web ; pour les développeurs web avertis, un simple éditeur de textepeut suffire. On peut aussi avoir recours à un système de gestion de contenu.
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jeudi 7 avril 2016

Google Analytics



Stratégie commerciale
La stratégie commerciale de Google quant à la rentabilisation du produit Analytics réside essentiellement dans la consommation en parallèle d'un autre service, AdWords, régie publicitaire payante. À titre d'indication, on peut lire sur le tableau d'administration d'Analytics : « Augmentez le trafic ciblé de votre site, utilisez AdWords avec votre compte Google Analytics ». Une version premium (payante) est disponible pour les grandes entreprises et les agences-web6 : cette version analyse alors l'ensemble des données d'audience d'un site-web (et non des échantillons).
Fonctionnalités (liste partielle)
Suivi d'objectifs
Suivi d'événements
Suivi des recherches internes
Suivi en temps réel (lancé en septembre 2011)
Import de sources de coût externes
Groupement de contenus
Groupement de canaux d'acquisition
Entonnoirs multicanaux
Modèles d'attribution
Analyse des pages web
Mesure du temps de chargement
Création de tableau de bord
Création de rapports personnalisés
Suivi des transactions e-commerce
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